Léa

Stephan Stanzel : Ce que j'ai appris de la vie

Rien n'est facile dans la vie. Surtout en tournée, rien ne vous est offert gratuitement. Écrire des chansons est pour moi une forme de thérapie. Il y a des jours et des semaines où rien ne se passe musicalement. Cela me rend très inquiet. Le groupe est le soutien qui me permet de traverser ces phases. Vous travaillez avec des gens, rencontrez de nouvelles personnes et bougez beaucoup.

Parfois, ça ne fait pas de mal d'être un vrai cochon d'ego. Cela ne me dérange pas d'être seul sur scène. C'est amusant au plus tard après le premier numéro, puis j'oublie tout autour de moi. Quand je joue sans groupe, l’intensité des morceaux varie aussi. Je n’ai alors plus besoin de m’en tenir au cadre musical de base du groupe. Si je tourne seul, il me reste plus financièrement.

Il faut pouvoir annuler un concert, lorsque l'aversion du public devient trop grande. En tant que musicien, il faut savoir jusqu'où on veut aller. Bien sûr, vous tombez sur la face de temps en temps si vous vivez une vie de personne cosmopolite. Mais les nouvelles impressions sont toujours bonnes.

Je ne cherche pas de validation. Je construis depuis trop longtemps pour ça. Aujourd'hui, il y a moins de Sturm und Drang, mais plus de plaisir. Si on joue devant 150 personnes dans un petit club, ça me suffit.

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